vendredi 2 mai 2008
Ca y est, j'ai encore déménagé ...
ou plutôt je suis rentrée chez moi...
mardi 29 avril 2008
Simple ? Oui... finalement...
Je m’étonne toujours de ce que j’éprouve pour GM... mais il semble qu’encore une fois, un petit changement se soit fait... et bien à mon insu. Et franchement à l’opposé de ce qui devrait être ! C’en est franchement désolant... sauf que ça ne me désole pas le moins du monde et que je me dis que c’est franchement désolant que ça ne me désole pas ! Oui bon ok... c’est pas clair ! Mais en fait si ! ;-)
La dernière fois que je suis allée chez lui, je n’ai pu que me rendre compte qu’il n’avait vraiment aucune envie de moi. J’ai réalisé aussi que si je mangeais tant en ce moment, c’était parce que je cherchais à « remplir » ce vide. Et si je me sentais moche, c’était qu’il ne me désirait pas. Et si je me trouvais vieille, c’est qu’il a 8 ans de moins que moi et que ses amis sont des trentenaires (ou moins). Et que si je me sentais seule, c’est qu’il me laissait seule. Et que si je ne me sens pas toujours à l’aise, c’est que je ne me sens pas ma place près de lui.
Alors oui, je devrais me sentir plus détachée de lui... je vous l’accorde sans problème ! Je devrais me dire que puisqu’il ne m’aime pas, je dois tourner la page. Ben oui... sauf que ... ce n’est pas une relation d’amour qu’on a ! Nous ne sommes pas un couple... Alors les règles qui s’appliqueraient dans de tels cas ne peuvent pas non plus s’appliquer à notre cas.
Et ce que moi, je constate, c’est que penser à lui me fait plaisir, comme penser à certain(e)s ami(e)s. Je ne ressens pas de rancune ou d’aigreurs... Et je ressens toujours une envie de le voir, de l’entendre, de le toucher. C’est à croire que ça ne veut absolument pas passer. Et le fait que ce ne soit pas réciproque, ne change vraiment rien à ça.
Ce que je constate de beaucoup plus étonnant, en ce moment, c’est que je mange moins ces derniers jours, que je me sens mieux dans ma peau, que cette impression d’être « vieille et moche » passe. Pourtant, ces impressions venaient bien de lui et il n’a pas changé d’attitude... au contraire, il est encore moins « désirant » en ce moment. Alors je ne comprends pas bien ce qui a pu me « guérir ». En y réfléchissant bien, je me demande si je n’ai pas fait une sorte de deuil de ce qui pourrait venir de lui. Et qu’il ne reste finalement que ce qui vient de moi, du moins sur le plan physique. Parce que pour ce qui est des échanges plus intellos... il n’a pas changé. Il est moins présent parce que concentré sur une activité précise en ce moment. Mais c’est tout.
Mais je constate que pour ne jamais l’avoir aimé de façon conventionnelle, je continue toujours de le faire. L’amour que j’ai pour lui, change avec le temps et les ajustements qui se font par rapport à lui, mais je ne peux que constater que je l’aime toujours (à ma façon particulière). Et que j’aime ça ! Pfff, j’entends Julie soupirer, je vois Niane sourire et je vois Avalon se dire que « décidément... » ! ;-)
C’est vrai que je n’aime pas trop son côté « vieux garçon » que tout dérange et déstabilise. C’est vrai que face à lui, je suis parfois peinée et frustrée de ne pas lui plaire. C’est vrai que sa passivité face à certaines choses me laisse un goût amer de temps perdu (pour lui). Mais c’est vrai aussi que quand je pense à lui ou le vois, j’ai envie de le câliner, de le chouchouter, de le retourner ! Et je me demande en écrivant ça si le blocage que je me suis imposée avec lui n’est pas ce qui est à l’origine de mon dégoût de moi. Ca fait quelques temps que je m’empêche de le toucher parce qu’à chaque fois, me venait l’idée que je ne lui plaisais pas. Mais ça ne lui déplait pas, en revanche, que je sois active. Et moi, ça me prive de ne pas l’être avec lui.
Je crois constater dans mon changement que je me sens mieux en suivant mes envies. Et mes envies me portent vers lui, quoiqu’il se soit passé entre nous. Alors je crois que me bloquer et me forcer à me détacher de lui n’est sans doute pas la bonne technique. Je pense que si détachement, il doit y avoir, il doit se faire tout seul. Je ne suis pas du tout certaine que la technique du « il ne m’aime pas donc je ne dois pas l’aimer » fonctionne franchement, ni même qu’elle se justifie vraiment.
Je ne suis pas certaine que ce qu’on ressent l’un pour l’autre soit vraiment éloigné. Lui, parle d’amitié, moi aussi. Moi, je parle de désir, lui non... mais il se laisse facilement faire quand même ! On a assez de complicité pour parfaitement se comprendre. Alors bon, moi je parle d’amour, mais chez moi, ce n’est pas un terme à comprendre de la même façon que chez tout le monde. Pour moi, l’amour est le même pour tout le monde, ensuite vient l’intensité du sentiment puis le désir (ou non). Mais je pense que je peux avoir le même amour pour un(e) ami(e) (sans le désir) que pour un homme (avec le désir).
Bon, tout ça pour dire que si aujourd’hui, je me sens plus ouverte sur l’extérieur et les autres, je ne cesse pas du tout de lui porter le même amour qu’au début (enfin... non, puisque je ne suis plus amoureuse)... Cela dit, je suis consciente que c’est ce que je ressens aujourd’hui et que ça peut changer. Mais je préfère que tout se fasse de façon naturelle. Et je pense que vouloir changer quelque chose de façon artificielle n’est pas souvent bon. Donc comme je le disais, je ne cherche pas à savoir si je fais bien ou à me projeter dans l’avenir en cherchant une solution. Je me contente de laisser faire le temps et la relation. Et de prendre comme ça vient. Pour l’instant, j’ai plaisir à ma relation avec lui et le reste... m’en fous !
Cherry... petit soleil...
Il y a une semaine et quelque, j’ai regardé mon mari partir en vacances avec Cherry, par le train. Il est allé une semaine en famille.
Je les ai emmenés au train... On était pressé parce que mon mari a toujours tendance à être à la bourre... et j’ai pratiquement porté la puce en la tenant par le manteau pour aller plus vite dans les escaliers allant du sous-cinquième du parking à la gare (vu qu’attendre l’ascenseur nous aurait fait rater le train). Je n’ai donc pas eu le temps de m’appesantir sur le fait qu’elle partait. Mais quand elle est rentrée dans le train et qu’elle m’a tendu la main pour que je vienne avec eux... et que je lui ai dit (comme je le lui avait déjà expliqué avant) que je ne venais pas... elle m’a regardée avec des yeux ronds et fixes. Je me suis demandé ce qui pouvait se passer dans son petit cerveau. Elle avait l’air sérieux au possible... Mais quand son père l’a emmenée vers l’intérieur, elle n’a pas eu l’air mal. Elle était contente de prendre le train !
Quand j’ai regardé le train partir en restant seule sur le quai... ça m’a fait tout drôle ! Je crois qu’elle me manquait presque. En même temps qu’un désoeuvrement passager, j’avais aussi l’impression d’une grande liberté !
Et effectivement, quand je me suis retrouvée chez moi, seule (enfin), je me suis sentie pousser des ailes ! J’ai passé quelques jours chez moi, seule et j’ai été voir GM. Je n’ai pas ressenti de manque de Cherry... mais je n’ai pas ressenti d’angoisse non plus à l’idée de la retrouver. C’est en soi un énorme progrès ! Faramineux même ! Moi-même, je n’en reviens pas.
Je crois que le bonheur que je ressens en ce moment est du, en grande partie aux progrès que je vis par rapport à elle. C’est tellement « reposant » pour moi de ne plus être angoissée en permanence !
Ils sont rentrés avant-hier... j’ai été à la gare, les chercher... et je me suis surprise à avoir le trac. Mais le retour de mon mari ne me faisait pas grand-chose. C’est bien Cherry que j’étais impatiente de voir !
Elle marchait à côté de lui et il lui a dit que j’étais là, elle m’a cherchée du regard... très attentive. Et quand elle m’a vue... elle s’est élancée vers moi avec un grand sourire pour finir par un câlin dans mes bras !
Alors oui, je l’ai retrouvée avec plaisir ! :-)
Pour le coup, on peut dire que la vie change quand on ne refuse plus quelque chose d’aussi important qu’un enfant !
Et le moins qu’on puisse dire est qu’elle me semble très attachée. Elle refuse les câlins de son père (qui est bien un peu jaloux, le pauvre) parce que « c’est maman qui fait câliiiiiiiiin » !
Hier, on faisait les courses et elle ne voulait pas me lâcher la main quand elle la chopait, comme si elle avait peur que je parte. Je ne sais pas si c’est parce qu’on est assez souvent séparées... Mais ça ne me fait pas culpabiliser parce que pour moi, ce n’est pas un abandon mais plutôt une façon pour moi d’être meilleure mère. Je sais que ça peut surprendre mais c’est pourtant vrai.
Au départ, je l’emmenais chez les mamies parce que je savais qu’elles pouvaient lui apporter un supplément d’amour que moi, je ne pouvais pas lui donner. Maintenant, ces séparations me permettent d’être plus disponible pour elle quand on est ensemble. Elles me permettent aussi de prendre du recul sur la situation et de mieux appréhender les progrès.
Maintenant, je prends souvent plaisir à sa présence, et comme je disais hier soir en course « elle m’éclate » avec ses expressions, avec son jeu d’actrice ! Elle est très vivante avec un caractère bien trempé... et en même temps très douce et grande amatrice de câlins ! Mais j’imagine que ce que je suis n’y est pas totalement pour rien. Même si je suis persuadée que c’est sa nature profonde.
Mon mari est souvent assez dur avec elle et peu patient, ce qui explique qu’elle me préfère souvent. En plus, elle est grande pour son âge et son comportement trompe souvent. On lui donne facilement 4 ans... seulement, elle n’a que deux ans et demi ! Donc on a facilement tendance à vouloir qu’elle ait le comportement d’un enfant de 4 ans. Et je pense que c’est l’erreur de mon mari. Pour ma part, j’ai peu de repère par rapport aux enfants et de leur comportement supposé à chaque âge. Et surtout, je ne perds pas de vue que son physique ne correspond pas à son âge. Donc je la traite comme un gros bébé de 2 ans et demi ! Et puis je me surprends souvent à être très patiente avec elle... et je crois être assez douce et calme avec elle. Tout ceci expliquant cette différence avec mon mari. (Mais bon, à l’oedipe, ça risque de changer un peu ! ;-) ) Je me charge régulièrement de le rappeler à l’ordre ! (Non : pas devant elle.) Et pourtant, je ne me prive pas de la disputer si nécessaire et sans culpabiliser si elle pleure... donc je ne suis pas non plus celle qui passe tout !
En tout cas, je ne me lasse pas de me dire que mes relations avec Cherry est une bien belle victoire... que je pensais impossible au départ. Son parrain me donnait un an pour devenir mère... il m’en a fallu deux. Et ... je ne me sens pas mère. Mais bon... c’est pourtant ce que je suis.
lundi 28 avril 2008
JPG...
J’ai appelé JPG aujourd’hui... Pas la peine de pousser des hauts cris ou des soupirs profonds à s’y noyer ! Pas la peine de penser que je suis dépendante ! En fait, c’est beaucoup plus simple que ça. Au fur et à mesure que j’évolue, je vois mon passé très différemment. Je ne ressens aucune rancune ni colère. Du coup, je suis en train de reprendre contact avec des gens du passé dont je n’aurais plus du tout voulu avoir de nouvelles, il y a encore un mois ou deux.
Et ce JPG était de très bonne humeur. Il m’a parlé très gentiment et en s’amusant... comme dans ses bons jours. Et il m’a dit qu’il vivait avec quelqu’un. J’ai donc appris que L, avec qui il a fait des photos vit avec lui. 28 ans, des yeux de biche et un corps de rêve. Quand il m’a dit ça, ça m’a fait drôle... de savoir qu’il « vivait ». Mais ça m’a fait plaisir aussi... de le voir (enfin... l’entendre) si bien.
Il m’a quand même proposé de venir le voir... alors je ne sais pas bien comment tout ça se situe dans sa tête. Sachant qu’il est monogame par principe, ça me rassure de savoir qu’il vit avec une très belle et gentille fille (qui en plus, fait la cuisine) ! :-)
Mais bon, du coup, ça me tente bien d’aller voir ce monstre apprivoisé. S’il est bien, y a pas de soucis... c’est un ange. Et je poserais bien pour quelques photos si monsieur est encore décidé... pour relever un peu le niveau de mon ego physique...
Au téléphone, j’entendais la voix de quelqu’un avec lui et après lui avoir demandé si je le dérangeais, il m’a dit que non, c’était sa grand-mère... ce qui m’a surprise parce que je ne me souvenais pas de grand-mère encore vivante. Et il me dit qu’elle veut me parler. Il passe son téléphone et j’entends une voix si semblable à celle de JPG que je me suis dit qu’il devait me jouer un tour. Mais non... c’était son père !!!! La même voix avec 30 ans de plus, le même accent, la même façon de parler, les mêmes blagues salaces, la même façon de jouer, la même façon de râler sans savoir parler normalement ! Misère ! Copie conforme ! Ce père qu’il haïssait quand je l’ai connu... à qui il ne parlait plus depuis 15 ans... et qu’il s’est décidé à revoir après qu’on se soit rencontré. Il m’a dit à l’époque que ma façon de voir les choses (sans rancune inutile) l’avait influencé en partie dans sa démarche de reprendre contact avec son père. Et là... il me passe ce père qui l’a fait souffrir quand il était enfant, au téléphone... J’ai trouvé ça... surréaliste ! :-) Et en plus, j’ai entendu son père dire qui j’étais... ce qui montre que JPG lui en a parlé... Purée ! Des fois, je trouve que les choses deviennent franchement étonnantes ! :-)
Net et blogs...
Chez Pierre :
Désormais mes doutes sont moindres, et je peux tenter d'aller plus loin dans la connaissance de moi-même. Mon journal papier ne me semble plus vraiment convenir. Ce sont donc ces lignes que j'écris qui sont censées me permettre d"avancer". Sans doute cette façon de dire ce que je ressens à d'autres, à vous qui me lisez, m'aidera à mieux m'accepter. Si j'ose vous dire mes touments, mes angoisses, mes doutes, j'ai l'impression que cela contribuera à les faire fondre. Sortir ce qui est en moi et le mettre au jour, avec vous comme témoins silencieux.
Et il me semble que cela me permetra d'être un peu plus "moi-même" devant les autres. Comme si de l'avoir déjà dit (écrit) cassait mes peurs de me montrer en réalité.
Il est possible que je me trompe totalement et que cette illusion ne soit d'aucun effet. Mais ça vaut le coup de tenter. Et puis je commence à me connaître... je sais que ce genre d'illusion marche trés bien. Comme si le conscient avait la possibilité de tromper l'inconscient.
Il est trés fort l'inconscient, mais est un peu balourd. En rusant un peu, le conscient peut le contourner. C'est du moins ce que je constate pour moi.
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J’ai écrit quelques débuts de journaux, dans mon enfance et adolescence. Mais je n’ai jamais persévéré et surtout j’ai tout jeté. Dommage, j’aurais peut-être pu avoir des pistes de recherche...
Avec l’arrivée de l’ordinateur, je me suis mise un peu à surfer mais sans communiquer. Et puis j’ai commencé à discuter par mail avec RW. C’est sans doute avec lui que j’ai commencé des débuts de réflexions. Mais il était un peu perdu devant mes monologues.
Cette façon de faire devait certainement me convenir puisque j’ai ensuite commencé à écrire des mails pour moi. Je les écrivais comme s’ils devaient être lu de certaines personnes, mais je ne les envoyais pas parce que je savais que ces personnes ne les « recevaient pas bien ». Là aussi, j’ai commencé avec RW. Et j’en ai fait pas mal avec JPG qui me disait n’avoir rien à faire de mes états d’âme. Ca me faisait du bien, j’évacuais ainsi les mauvaises émotions.
J’ai aussi écris quelques textes que j’ai gardé avec ces « faux mails ».
Je crois que le blog m’a offert des conditions d’écriture assez semblables à ces mails. Parce que j’écrivais pour quelqu’un... mais dans le cas des « faux mails », cette personne ne le lirait pas... dans le cas du blog, je ne connaissais pas ceux qui allaient lire. Donc si le début de mon premier blog était un peu fouillis et poétique, il ne l’est pas resté. Il est devenu une psychothérapie personnelle et menée seule.
Il faut dire que j’ai toujours été très seule et donc personne à qui parler. Et les rares qui m’entouraient n’avais ni l’envie ni vraiment la possibilité de m’écouter et de me comprendre.
Je crois que ce qui me pousse à écrire sur l’ordi est aussi d’ordre bassement physique. Je suis incapable d’écrire avec un stylo. J’ai tout simplement mal à ma main. J’ai déjà peine à écrire une carte postale ! Ensuite, il est vrai qu’il est plus facile de planquer des fichiers sur un ordi qu’un cahier dans un placard. Cela dit c’est assez illusoire ! Mieux vaut un bon logiciel de cryptage ! ;-)
Pour ce qui est de la sincérité de mes propos, je crois que je la pousse assez loin sur mes blogs. Je dois paraître assez exhibitionniste. Pourtant, ce n’est pas ma volonté de départ. Mais il est clair que je me sens assez libre de me montrer telle que je suis. Je n’ai pas beaucoup de pudeur. C’est un trait qu’on retrouve de la même façon par rapport à mon corps. Ou plutôt j’ai de la pudeur sélective. Donc je peux être soit très pudique, soit parfaitement indécente. Je pense que c’est du au fait que je n’ai pas énormément de fierté... donc ça me permet de mieux faire en fonction de mes envies.
Le fait de mettre par écrit nos maux nous les rend plus léger. Le fait d’exprimer ce qui nous empoisonne la tête, nous « lave ». Et surtout le fait de mettre à plat nos idées, nous permet de mieux les cerner et les comprendre. C’est pour ça que je considère mon blog comme une psychothérapie. Et c’est parce que je risque d’être lu que je fais l’effort de m’exprimer le plus clairement possible. C’est vrai que quand je relis ce que j’écrivais pour moi, j’avais l’impression de lire un fouillis immonde ! Mais comme on doit parler clairement à un psy, on écrit clairement pour un lecteur éventuel.
Depuis que je tiens mes blogs successifs, je me suis rendu compte que je m’acceptais de mieux en mieux. Sans aucun doute parce que j’ai eu des retours positifs. Il est vrai que les gens qui lisent et qui n’apprécient pas, laissent peu de commentaires. Ils ne s’embêtent pas et ont bien raisons. Pour ceux qui laissent des commentaires désagréables... je crois que ça tient de la volonté de râler et de se défouler ou du masochisme ! Du coup, ces commentaires-là n’ont ni intérêt ni d’importance ! Donc ce sont les commentaires positifs qui permettent de prendre confiance en soi. Et je trouve que les blogs sont un bon moyen d’expression pour les gens qui n’ont pas confiance en eux et qui ont peu de contacts.
Ce n’est pas une illusion pour moi de considérer qu’écrire ce qu’on pense et montrer ce qu’on est vraiment permet de prendre de l’assurance. Je crois que ceux qui osent être et se montrer tels qu’ils sont, gagnent en liberté et en assurance. Déjà parce qu’on est bien obligé de se rendre compte qu’on ne meurt pas devant le rejet éventuel d’autrui. Le ridicule ne tue pas ! On se retrouve parfois en position de se justifier. Reste à voir si on veut le faire et pourquoi. Se justifier face aux autres est assez révélateur. Dans une petite proportion, ça revient à expliquer ses opinions ou ce qu’on est. A forte proportion, ça montre surtout une culpabilité et/ou un manque de confiance en soi. Donc c’est formateur de se frotter au (supposé) jugement des autres. Mais on a aussi des échos positifs à nos paroles et on se sent rassuré de constater que d’autres pensent comme nous. On peut même se composer un petit entourage d’amis par un blog, lier des connaissances qui nous correspondent vraiment puisqu’ils ne sont pas chez nous par hasard... et que nous n’allons pas chez eux par hasard non plus.
Pour moi, les blog et le net sont des formidables outils d’ouverture sur les autres en même temps que sur soi-même. Ca permet une communication souvent plus franche, sincère et intime que le réel. Et je ne crois pas que ce genre de communication puisse exister autrement. On dit qu’à l’heure de la communication à tout va par le net, les gens ne savent plus communiquer dans le réel. Je n’y crois pas du tout... au contraire. Le net n’est qu’une étape. Il permet une bien meilleure communication pour certains (comme moi) qui préfèrent une communication plus intimiste. Et ces relations peuvent très bien exister dans le réel ensuite.
Ceux qui ne savent pas communiquer par le net, ne le savent sans doute pas plus dans leur vie. Et on ne me fera pas croire que « dans le temps », on communiquait plus. Pour moi, c’est tout le contraire, on communique de plus en plus, c’est un fait. Et la solitude n’est pas un problème nouveau du à de nouveaux mode de communication... La solitude a toujours existé et je crois qu’elle était bien plus dure dans le passé.
Je considère le net pratiquement comme un outil de socialisation... c’est en tout cas, ce qu’il fut pour moi.
dimanche 27 avril 2008
Cette relation...
J’ai vraiment du mal à bien comprendre ma relation avec GM. Je ne comprends pas bien non plus, le type d’attachement que je continue à avoir pour lui alors que normalement, ma réaction devrait être de le considérer simplement comme un ami. Pourtant, je n’y arrive pas.
Alors bon, il est vrai que la complicité que j’ai avec lui est énorme. Comme dit Niane, on se comprend avant qu’on ne finisse la phrase. Je crois qu’il est le seul qui comprenne tout ce que je dis. Et je l’ai entendu dire « heureusement que c’est à toi que je dis ça, parce que personne d’autre n’aurait compris »... C’est sans aucun doute une énorme partie de ce qui fait mon attachement à lui.
Il dit aussi que je suis la personne qui le connaît le mieux. Je crois qu’il n’est pas le seul dans le cas... c’est même ce qui énervait prodigieusement RW... Mais chez moi, connaître quelqu’un, c’est l’aimer. Plus je connais quelqu’un, plus mon attachement est profond et solide, même si tout ne me plait pas chez ce quelqu’un. Et GM ne se cache pas de moi, ou peu. Il ne joue pas de rôle. Je crois aussi qu’il pense que c’est inutile. D’ailleurs c’est toujours inutile avec moi. Mais j’aime le connaître pour bien le comprendre...
Et lui, me connaît sans doute mieux que quiconque... ce qui est confortable et rassurant dans la mesure où son attachement me prouve que je ne suis pas si nulle que je l’ai toujours pensé. Qu’un homme que j’aime, aime ce que je suis est rassurant pour moi... au-delà de toutes les formules qu’on pourrait me sortir pour me dire que je suis « bien » ou « valable ». C’est en ça qu’il m’a beaucoup aidée dans l’acquisition de ma confiance en moi toute nouvelle.
Il y a une raison à mon attachement qui pourra peut-être le surprendre un peu (je ne sais plus si on en a parlé)... c’est son côté « chef de meute ». C’est peut-être un terme qui peut surprendre quand on parle de quelqu’un d’aussi sauvage que lui et parfois extrêmement timide. Pourtant, il est indéniable qu’il a ce côté. S’il avait confiance en lui, il aurait un côté dominant qui se révèlerait et qui étonnerait sans doute son entourage. Comme il n’a pas confiance en lui, il exerce sa « domination » de façon détournée ou en sous-marin. Mais je pense qu’il découvre un peu plus cette tendance avec sa nouvelle conquête.
Il n’est soumis que par confort et manque d’assurance. Peut-être aussi par peur de déplaire et d’être jugé. Et puis sa sexualité un peu particulière (mais quelle sexualité pourrait être qualifiée de normale ?) ne le pousse pas à être sûr de lui et de vivre ce qu’il est.
Avec moi, il m’a laissé la place « dominante ». Par manque d’envie de moi, je pense. Et aussi par confort. Mais c’est une place qu’il m’a laissée puis donnée puis confortée. Je n’en voulais pas vraiment. Mais bon, c’était un peu prendre cette place ou ne rien avoir du tout. J’ai donc pris cette fonction sans même m’en rendre compte. Il me croit la dominante du duo... alors que ce n’est pas le cas. C’est une place que je refuse et je suis persuadée que je pourrais le dominer bien plus que je ne le fais. Et même s’il ne fait pas consciemment ou volontairement, il est demandeur.
Il me donne même parfois l’impression de n’attendre que ça. Malheureusement, je n’ai pas du tout envie de le faire. Je pense sincèrement qu’une domination lui permettrait certaines choses... et le libèrerait un peu. Mais je crois aussi que changer lui fait peur et qu’il refuse toute forme de domination extérieure. Réflexe de dominant ! Enfin bon, de toute façon, je me sens bien incapable de faire ce qu’il faudrait... en admettant que je ne me trompe pas...
Donc je me retrouve devant un homme soumis et dominant. Tout ce qui me convient, quoi... sauf que moi, je ne l’attire pas en tant que femme. Ce qui ne l’empêche pas de se soumettre facilement dans l’intimité. Ce qui conforte mon idée parce que la soumission n’est pas toujours liée à un désir sexuel, elle est parfois une « nécessité » pour la personne. Et cette position de dominante que j’ai ne fait qu’empirer le fait que je ne plaise pas physiquement... c’est bien ma veine ! C’est même pour ça que je la refuse. Pourtant, je crains que refuser l’évidence ne m’aide pas vraiment dans cette relation.
Pour l’instant, je sais que je n’arriverai pas (dans l’immédiat) à me détacher de lui... donc je continue d’assumer mes sentiments et émotions. Je pense être assez lucide et forte pour ça. Et puis de toute façon, le temps se chargera de décider pour moi. Je me dis que ce n’est pas la peine de chercher à me projeter dans l’avenir, d’essayer de prévoir quoi que ce soit. Ce serait stérile. Les choses changent toujours et sans qu’on puisse le prévoir. Maintenant que j’ai acquise cette nouvelle « sagesse », je me prends nettement moins la tête à essayer de prévoir l’impossible. Alors « advienne que pourra » et « qui vivra, verra »...
Hommes, grands passifs...
« C'est marrant, mais j'ai tjrs dit que je trouverais l'homme de ma vie dans mes fin quarante . Parce que même si le sexe sera tjrs de mise, on n'attendra pas de moi que je sois une bombe (rires), donc, nos relations seront un tout. »
Ce com d’Avalon a fait un peu tilt... parce que ma première réaction que j’ai eu envie d’écrire était que moi, on n’attendait pas que je sois une bombe ! Mais au moment où je l’ai pensé, je me suis dit que ça, ce n’était que ma propre vision de moi.
Du coup, ça me pousse à me demander ce qu’on attend de moi. Si je regarde le type d’homme qui vient vers moi... heu ? Ben personne. Je crois avoir remarqué dans le passé que ceux qui me regardaient le plus était souvent nord africain... ce que j’expliquerais par le fait que ce sont les plus « regardeurs »... et que j’ai un visage un peu « arabisant ». Mais je n’attire pas... si je regarde les hommes qui viennent vers moi puisque personne ou presque ne vient.
Mon mari est venu vers moi... mais il est vrai que ça doit être le seul avec qui j’ai eu une relation. Parce que c’est le seul qui se soit un tant soit peu accroché... Du coup, on comprend sans doute mieux pourquoi je l’ai épousé. Et pourquoi j’ai pensé que j’avais déjà de la chance qu’on s’intéresse à moi.
Bon si je cherche bien, c’est vrai que deux hommes se sont intéressés à moi, mais pas assez pour que ça débouche sur une relation. J’ai eu évidemment quelques dragueurs en quête d’un coup vite fait, mais dans « mon jeune temps » ! Mais ceux-là ne comptent pas, pour moi.
Les relations que j’ai eu sont donc dues à... moi. C’est moi qui suis allée vers eux. La tendance qui se dégage : les « soumis », même si la forme de « soumission » est différente pour chacun. Bon, je fais exception pour JPG (dominant sadique devant l’éternel) vers qui je suis allée, mais pas par attirance, mais plutôt par curiosité. Ben oui ! Pour ceux qui connaissent un peu l’histoire... JPG ne m’attirait pas dans le sens amoureux du terme.
Et je me rends compte que ces hommes semblent bien attendre une forme de domination. Ca peut être une domination ou une sorte de prise d’initiative systématique dans les relations intimes ou dans la relation globale. Je me retrouve toujours en position de décideuse et c’est moi qui entretiens plus ou moins (mais surtout « plus ») la relation. Même si eux ne sont pas toujours totalement passifs, ils le sont quand même... beaucoup.
Je ne nierais pas que la « soumission » d’un homme peut m’émoustiller, beaucoup... même... (Avalon, on ne ricane pas !!!) mais je suis plutôt du genre à apprécier l’échange... même dans les rôles de chacun. Je supporte mal cette position de « dominante ». Je supporte mal d’être « l’homme de la situation ». J’aimerais quand même bien connaître ce que ça fait d’avoir un « homme » avec moi. Hélas, on me donne trop facilement ce rôle et je me retrouve toujours coincée dedans. Et le pire est qu’on peut plus ou moins me le reprocher (j’ai une pensée pour toi, Julie).
Pourtant, les hommes de ces relations avaient parfaitement les moyens de me « dominer », contrairement à ce qu’ils ont l’air de penser, ils ont du « pouvoir » sur moi. Mais je ne sais pour quelle raison, ils ont l’air de penser que je ne veux que décider. Je commence surtout à penser que c’est par confort personnel.
Le pire est que même dans le cas de JPG, je ressentais un peu cette tendance à se laisser aller et guidé... c’est un comble !
Je commence à me demander si les hommes en général ne sont pas de grands passifs ! On dit que « l’homme propose et que la femme dispose » ! Laissez-moi rire ! En fait, ils disent qu’ils sont intéressés et c’est à la femme de faire tout le boulot !
Moche et vieille...
Je suis dans une période où je me dis qu’il me faudrait bien un amant à qui j’ai l’impression de plaire pour me rassurer sur le fait que je sois désirable... Mais bon, je n’ai pas la moindre envie de rechercher qui que ce soit. Je n’ai pas envie d’amant... je n’ai pas envie de rencontre. Je n’ai pas envie... tout simplement.
Je crois que je suis « le cul entre deux chaises ». D’un côté je me sens trop désirée par mon mari. Il est dans une demande perpétuelle qui me pèse lourdement. Je ne sais plus quoi faire pour l’éviter en permanence. D’un autre côté, je ne suis pas désirée du tout par le seul qui me fasse un tel effet. Alors je n’ai pas la moindre envie de me confronter à une demande de désir de ma part parce que si je ressens le désir de l’autre, j’ai peur que ça me pèse et si je ne sens pas le désir de l’autre, ça ne fera que me conforter dans cette impression que j’ai de ne pas être désirable.
En ce moment, je me sens moche et vieille. Et ça n’a rien à voir avec mes 40 ans. Mais il faut dire que désirer un homme de 8 ans son cadet n’est pas spécialement confortable. Et dans ces circonstances, c’est une véritable cata ! Je suis bien obligée de me rendre compte que l’âge compte et que ça ne joue pas en ma faveur.
Donc voilà... ma libido n’est pas en berne. Je sais maintenant que le sexe est bien loin de me laisser indifférente, comme je l’ai parfois pensé. Mais il est clair que mes envies sont soumises à conditions ! Et en ce moment... je ne sais plus si j’ai envie ou non. Je ne sais plus si j’ai même envie qu’on me désire. Je suis perdue si je sens une envie de quelqu’un. Je suis tout autant perdue si je sens une envie se pointer en moi.
Avec GM, j’ai appris à maîtriser mes envies parce que je sais qu’elles ne sont pas de mise. Et avec mon mari, j’ai appris à être la plus froide et la moins désirable possible.
Autrement dit, je suis totalement paumée par rapport à mes désirs et ceux des autres. Et je me sens frustrée, moches, paumée et vieille...
samedi 26 avril 2008
Une page s'est tournée quand même...
Cette fois je ne me suis quand même pas faite avoir complètement. Je devais partir de chez GM demain en début d’aprem... pourtant, en ce moment, je suis chez moi. Parce qu’après cette nuit, je n’aurais plus pu gérer la moindre claque. Il m’a proposé d’aller manger en ville avant que je ne parte, j’étais tentée... mais je crois que j’étais dégoûtée de lui et de moi. Trop c’est trop. Cette fois, je vais un peu digérer et recentrer les choses.
Il fait super beau aujourd’hui et j’ai une brise qui me passe dessus, fraîche... mais qui respire la vie. Sur la route, je regardais la végétation... qui est belle en ce moment. Le vert de l’herbe qu’on ne voit qu’en cette saison. Tous les verts des arbres parsemés de jaune des arbustes fleuris. Je regrette beaucoup de vivre en appartement...
Je me sens bizarre. Un peu hors du temps. Comme si je n’arrivais pas à réinvestir ma réalité. Comme si je sortais d’une période sombre. Alors que je vais bien en ce moment. Ce séjour chez GM n’a pas été bon pour moi mais il ne m’a pas anéantie non plus. Il faut dire que si ce n’est pas la première fois que je dis que je veux partir avant la fin prévue de mon séjour, c’est bien la première fois que je le fais. Je me prive ainsi de 24h en sa compagnie et ça me fout un peu les boules. Mais 24h de plus dans ces conditions... je crois que ça m’aurait encore plus foutu les boules. Je préfère rentrer chez moi où je suis seule et me reprendre. Prendre soin de moi et m’occuper de moi... comme personne d’autre ne risque de le faire. Décidément, l’expression « on n’est jamais si mieux servi que par soi-même » va devenir mon credo ! Et pourtant, j’aimerais beaucoup avoir quelqu’un dont j’aurais envie de prendre soin et que ce soit réciproque.
Maintenant, je sais qu’il faut que je fasse le deuil d’un type de relation avec GM. Je l’ai déjà fait, avec succès. Mais il me faut recommencer. Je ne sais pas ce que ça donnera. Je n’ai pas l’intention de faire grand-chose, d’ailleurs... laisser simplement le temps travailler pour moi. Mais c’est vrai que ce que je ressens en ce moment, s’apparente beaucoup à ce qu’on ressent quand on perd quelqu’un. C’est sans doute ce qui me donne cette drôle d’impression d’être hors du temps. Un temps suspendu... comme quand on apprend la mort de quelqu’un.
Je ressens de la tristesse mais je l’étouffe derrière ma discipline. Je n’ai pas envie de craquer, pas envie de me lamenter.
Je pense que j’irai le revoir, même si je n’en suis pas certaine. Il ne faut plus que j’y aille dans la même optique, pour lui. Il faut que j’y aille (si je le fais) pour moi, pour peindre, pour voir ses parents, pour me balader, pour discuter, pour me reposer... mais plus parce que je l’aime. C’est stupide et stérile. Il n’a rien à me donner dans ce domaine. Et puis j’ai juste l’impression de l’embêter à lui demander ce qu’il ne veut donner à personne. Je vais laisser les autres se débrouiller avec lui. Il trouvera peut-être quelqu’un qui lui convienne, après tout. Quelqu’un qui n’aime pas qu’on s’occupe d’elle et qui aime avoir sa vie à elle sans homme. Autrement dit, une fille qui ne donnera et ne prendra rien... autrement dit, une fille qui assez équivalente à un légume pour un homme. Enfin bon... je dis sans doute ça pour le plaisir de râler. De toute façon, il ne sera jamais en mal de trouver quelqu’un s’il le veut... et quand elles en auront marre, quelqu’un d’autre arrivera. C’est ce qu’il a toujours fait... alors.......... Et puis, ça lui fait des amies, puisqu’il reste ami avec ses ex ! ;-)
Bref, c’est une histoire foireuse et il est temps qu’elle s’arrête ou évolue. Moi je suis au bout.
Avancer... encore...
Comme je le disais, je me suis faite « avoir » et du coup, je suis restée chez GM... alors que je voulais partir. Mais j’ai passé une bonne aprem et une bonne soirée... alors je ne le regrette pas.
Et malheureusement, si je ne le regrette pas c’est que je me suis encore prise une claque qui devrait m’aider à avancer. Sachant qu’il n’a pas de désir pour moi, j’évite de le toucher maintenant... et c’est même devenu un blocage qui fait que parfois je commence et puis je m’arrête sans bien comprendre pourquoi. Je supposais que c’était parce que j’en avais marre d’aller vers lui... et bien non, j’en ai découvert la vraie raison hier soir. Et je me trouve franchement stupide de ne pas l’avoir compris plus tôt, encore une fois.
Hier soir, il était de très bonne humeur, je le trouvais particulièrement beau et attirant... et du coup, je me suis un peu trop laisser aller... je l’ai touché par envie... mais je me suis retrouvée dans un état de frustration pas possible... et je me suis sentie tellement moche, tellement pas désirable et pas aimable, tellement seule... que je n’ai pu que pleurer de tout ce gâchis.
Le blocage que je n’arrivais pas à m’expliquer par rapport à lui n’était finalement qu’une protection. Je m’évitais de me donner envie et me retrouver frustrée et seule. Et je trouve vraiment bête de ne pas l’avoir compris. Enfin bon, maintenant, c’est fait. Je sais que si je ne vais plus vers lui, c’est que je sais que ça ne sert à rien pour moi. Lui, y trouve sont plaisir mais moi, je n’y trouve que tristesse.
Le plus drôle est que je lui disais justement dans l’aprem qu’en ce moment, je prenais du poids parce que je mangeais trop et que je pensais que c’était pour combler un vide en moi. C’est vrai que ça m’embête de prendre du poids, je commence à avoir du mal à enfiler mes vêtements et je n’aime pas mon ventre comme ça ! Je n’aime pas non plus l’idée de manger parce que je me sens moche et seule. Mais je pense que maintenant que je le sais, j’aurais moins de mal à dominer ma boulimie.
Et pour ce qui est du fait que j’ai du mal à aller vers les autres en ce moment, c’est tout simplement que je me sens moche (dans le sens global du terme). Et je suis bien obligée de voir que GM y est pour beaucoup. Le comble est qu’il m’a beaucoup fait de bien en me rassurant sur mes possibilités et mon esprit. Mais il m’a aussi donné une image de moi en tant que femme qui me pousse à me refermer. Je ne crois vraiment pas être une séductrice mais je crois aussi que j’ai besoin de me sentir un peu attirante. C’est pas tellement dans une optique de plaire mais plutôt de politesse. Je sais que c’est sans doute difficile à admettre mais j’ai envie d’avoir une apparence qui soit agréable parce que j’ai envie de donner aux autres quelque chose d’agréable. C’est sans doute ce qui explique que même quand je ne suis pas bien, je m’habille un peu ou m’arrange, comme on dit. Et c’est sans doute ce qui explique aussi que personne n’ait vu que j’étais dépressive. Parce que j’ai toujours été un minimum attentive à mon apparence. En fait, c’est tout bête... j’aime faire plaisir et le soin qu’on met à son apparence fait partie de ce qu’on offre aux autres, de soi.
Mais c’est vrai que ces derniers temps, si je fais un peu d’effort par rapport à mon apparence, ce n’est vraiment pas par volonté ou envie de séduction. Tout simplement parce que je me sens moche et parfaitement incapable de séduire qui que ce soit, que ce soit de façon active ou passive.
De même j’ai arrêté les photos de moi, pour la même raison. Et pourtant, je pense que ça me ferait certainement du bien de faire des photos de moi sur lesquelles je me verrais jolie. Comme l’effet que mes premières photos ont eu sur moi. Mais j’ai comme une énorme flemmardise à l’idée de les faire. Parce que je me dis « à quoi bon »... puisque je me sens si moche.
Et ce GM est bien incorrigible... il est parti à son ordi pendant que je pleurais. Il y est resté le temps que je commence une bonne partie de ma nuit. Et il est revenu jouer sur le matin. Quand je l’ai entendu s’installer, je me suis réveillée et je lui ai dit d’un air effaré « tu vas jouer là ? »... et il a l’air très embêté de répondre que oui. Je lui ai dit que j’avais envie de dormir un peu avec lui. C’est vrai que ça me manquait de ne pas pouvoir me coller à lui... alors il m’a dit qu’il ne ferait qu’une partie... mais il y est resté beaucoup plus longtemps.
Je ne peux que conclure une seule chose... GM est un ami hors norme... mais un amant... difficile (même pour celles qu’il désire). Alors je sais ce qu’il me reste à faire. Et comme je dis... yapuka...